Le bilan du Mondial Pupilles 2017 par le président Alain Bosser

Le 30/05/2017


Ce dimanche soir, au stade de Pennanguer de Plomelin, quand les derniers trophées des vainqueurs furent remis, au podium protocolaire, un soulagement se lisait sur le visage de Alain Bosser, le président du Mondial Pupilles de Plomelin. Le pire a été évité par rapport à la grosse averse reçue en tout début de matinée pour le premier match des quart de finale entre le Stade Rennais et les Iraniens de la Kia Academy (1-0). Pour cette 32ème édition, le Plomelinois, Alain Bosser, revient sur ce mondial, conclu par la double victoire de l'Olympique Lyonnais.

Le président du Mondial Pupilles, Alain Bosser fait le bilan de cette édition 2017

Quel est votre bilan à chaud de cette édition 2017?

" Nous avons eu dela chance d'avoir ce très beau temps sur les trois premiers jours. La pluie est arrivée le dernier jour, le dimanche. Heureusement qu'elle s'est calmée. Nous avons eu moins de monde que l'an dernier. J'estime le nombre de spectateurs, sur la finale, entre 5.000 et 5.500 personnes, à Plomelin. Nous sommes très content de la qualité du football proposé. Des équipes comme la Kia Academy de Téhéran (Iran), le Red Star, Orvault ont marqué cette édition. Nous avions des poules plus déséquilibrées comme à Douarnenez avec la domination de l'Olympique de Marseille. Décidément, une équipe bretonne n'arrive pas à gagner le Mondial. Le Stade Rennais a chuté pour la quatrième fois en finale. Lyon est un double très beau vainqueur. En finale de la consolente, Olympique Marseille - Lille OSC, ça prouve aussi la qualité de notre plateau"

Quelle est votre déception majeure?

" Elle nous vient de nos têtes d'affiches, la Roma et la Real Sociedad. Nous avons fait beaucoup d'effort pour avoir ces équipes internationales. On n'a pas eu le retour de l'investissement qu'on a réalisé. Ces clubs n'ont pas mesuré le niveau du tournoi. Encore une fois, le Mondial prouve que la qualité des centres de formation français sont très bons. Ca interpelle quand nous voyons les efforts mis pour accueillir ce type d'équipe. Pour la première fois, le Mondial a dérogé à sa règle en hébergant les Italiens et les Basques à l'hôtel. Ils découvraient le mondial. Nous allons avoir une discussion avec le comité du mondial en ce sens. Pour moi, le Mondial doit persister dans cette voie en accueillant deux à trois grosses équipes étrangères. Quand un club avec un centre de formation professionnel vient au mondial, sa première question est de prendre connaissance des têtes d'affiches de l'édition. Le rêve serait d'avoir le Paris Saint-Germain, côté français. Nous sommes aussi sur le FC Barcelone, la Juventus de Turin, le Benfica Lisbonne, Chelsea ou Manchester United. C'est possible, on n'exclut rien"

Que représente le mondial pupilles de Plomelin, en chiffres?

" Le mondial tient à sa valeur unique avec le bénévolat de 1.000 personnes sur les 10 centres de la compétition. Le budget global s'élève entre 350.000 et 400.000 €, 180.000 € pour l'organisation et 20.000 € pour les différents centres. 800 à 850 familles hébergeantes pour les joueurs, joueuses et encadrants, 7.500 repas distribués dans les cantines. Nous devons d'être vigilants. Rien que pour faire venir ces têtes d'affiches dans le tournoi, notre budget tranports a été augmenté de 30% par rapport à l'an dernier. Nous devons d'avoir une réflexion sur ce sujet aussi"