08/06/2026

Grande première pour Benoît Dréau en Pays Glazik

Il a bien choisi son lieu et son heure, le Briécois Benoît Dréau. Lui qui n'avait jusqu'ici jamais cueilli les lauriers de la victoire a triomphé sur ses terres dimanche matin sur les 13 kilomètres du pays Glazik. Le licencié des Galouperien a devancé pour l'occasion le Bigouden Gwenn Le Goff, qui n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il termine deuxième. Oui, il est comme ça Gwenn, un bon mec comme on en croise parfois sur sa route. "Non ! Quand j'ai vu que j'étais en tête avec un gars qui portait le maillot du club local, je me suis dit qu'il fallait le laisser passer devant. Je ne tenais pas non plus à me faire huer par le public en arrivant sur le stade", plaisantait Gwenn. Avant d'avouer beau joueur : "La réalité, c'est que la victoire de Benoît ne doit rien à personne. Il a gagné à la cuisse !" 
 

Légende: L'Edernois, Benoît Dréau, sacré à domicile sur ses terres pour le 13 km du Pays Glazik, en ce dimanche matin, dont l'arrivée pointait sur le stade du chef-lieu, à Briec. Crédit photo: Marc Férec

Passer la ligne d'arrivée en tête, ce n'est pas donné à tout le monde ! Et alors que les deux compères du jour continuent de débriefer les péripéties de course, Benoît semble perdu dans ses pensées. Il a du mal à y croire. Un peu comme si les félicitations qui commencent à affluer ne lui étaient pas destinées. Il lui faut refaire encore une fois la course avec Gwenn pour réaliser. "Ils étaient cinq devant et je crois qu'on les a repris dans une belle petite côte au 5ème kilomètre." Une accélération traitresse de Gwenn Le Goff et voilà que le peloton de tête se réduit à deux unités.

"On n'allait quand même pas terminer par un sprint massif", se marre le Bigouden. Entre les deux échappés, la décision se fera donc à la régulière et c'est Benoît qui l'emportera. Benoît Dréau a la victoire modeste. Il connaît trop l'athlé et la course à pied pour savoir que la victoire
est éphémère.

A 28 ans, celui qui a toujours porté le maillot des Galouperien, arrive peut-être à maturité. Il a aussi appris de ses erreurs. A la quantité il préfère aujourd'hui la qualité. "Pour en avoir trop fait par le passé à l'entrainement, je me suis fait une fracture de fatigue." L'Edernois d'origine a donc mis un frein à son appétit pédestre. "55 kilomètres en course à pied et 150 en vélo, c'est mon volume hebdomadaire."

Comme beaucoup d'autres, Benoît pratique l'alternance, histoire d'éviter les pépins physiques. "Et surtout, le vélo ça permet de gagner en puissance. C'est Nicolas Guézennec qui m'a convaincu de m'y mettre." La course à pied, Benoît Dréau la pratique sous toutes ses formes. La piste par exemple lui permet de cultiver sa vitesse. "Je ne suis pas super rapide. Je dois valoir environ 4'15 au 1500 mètres."

Une bonne base pour un traileur dont la marge de progression semble encore importante. "Dans les descentes, j'ai du mal à me lâcher." Ce qui ne l'a pas empêché de décrocher une 35ème place encourageante à l'UTMA sur le 42 kilomètres ; Et à Guerledan sur le trail des Ardoisières (35 kms), dans un contexte relevé, une très belle 28ème place qui devrait être synonyme de qualification pour les France l'an prochain. "A la suite d'une erreur de balisage, la course a été neutralisée au 28ème kilomètre. Ce qui m'arrangeait bien. Je commençais à coincer."

Dans les propos de Benoît, c'est encore et toujours l'humilité qui prévaut.

RUBRIQUE CARTE BLANCHE A MARC FEREC

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