Les Béliers de Kemper restent en vie après une grosse victoire collective face à Saint-Chamond Andrézieux
C'est toujours les mêmes joueurs mais plus la même équipe! Ce constat était criant, dès les premières minutes pour les Béliers de Kemper. Après avoir encaissé tous les revers depuis plusieurs semaines, l'énergie versée sur cette rencontre face à Saint-Chamond Andrézieux n'avait rien à voir avec celle déployée sur les précédentes copies quimpéroises. Après une semaine mouvementée, la perte d'un match crucial pour le maintien à Caen, et la mise en retrait du coach Thibault Wolicki, la première officielle d'Hans Lhermitte, au poste d'entraîneur, a coïncidé également avec une métamorphose complète des Quimpérois. Méconnaissable et rugissant! L'intensité avait été considérablement réhaussée, la chasse aux rebonds aussi pour priver l'équipe adverse de deuxième chance, et le jeu devenait collectif à chaque possession.
Légende: Comme transfigurés, les Béliers de Kemper ont accompli un gros match d'équipe, de la 1ère à la 40ème minutre pour se défaire de Saint-Chamond Andrézieux.
33-16, 12', 36-19 (12', 14'), Quimper faisait la course au large, avec un total de points deux fois supérieur à son adversaire, qui n'avait pas à endiguer la fougue locale. Parce qu'il y'avait de ça, quite à mourrir sportivement autant pouvoir se regarder dans la glace, en fin de saison. Armé de 13 points d'avance (47-34, 20'), malgré l'absence d'Antoine Wallez, Nick Ward ( qui devrait vite retrouver les parquets) et Noah Burrell, blessés avant la rencontre, et Lucas Thévenard, à la cheville gonflée presque en entrée de partie, Quimper a surnagé toutes les remontées adverses sur un troisième acte, plus de repli pour les locaux.

Alors que le SCAB pensait pouvoir dépasser cette équipe quimpéroise à l'usure (60-58, 32'), les Béliers de Kemper retrouvaient de nouvelles resssources, en fin de match. Si l'attaque avait été une source sûre, la défense avait été une constante de la rencontre quimpéroise. Même si ça devenait de plus en plus dur (65-53, 37'), les locaux s'engouffraient dans une ruelle exigüe et étroite, mais le passage existait toujours.
Même pas peur, tête baissée, les Béliers y allaient, Chudier Bile, Joel Awich, Christopher Dauby finissent une grosse oeuvre collective. Le dernier dunk de Damien Bouquet était le dernier sommet d'un match parfait des Quimpérois. Les Béliers de Kemper restent en vie dans ce championnat pour le maintien en Elite 2.
Et surtout, ils ont amorcé leur mue et métamorphose, dans une Kostum Park A Nous La Vie, qui a très bien senti et vite compris cette différence soudaine (78-67, 40').




