26/02/2026

Pierre Larnicol, le Marsupilami de la Stella Maris

Guettant une possible séance de tirs au but face au Stade Plabennécois, sur le dernier 16ème finale de la coupe de Bretagne, où il aurait été à son avantage, le Plonéouriste, Pierre Larnicol, a vite fait son trou, à la Stella Maris Douarnenez. Parti en deuxième ligne, en début de saison, derrière Briag Le Borgne, il a rapidement convaincu au poste clé de gardien de but. Titulaire maintenant indiscutable des Blanc et Noir, après deux dernières saisons en Ille et Vilaine, au club de Rannée La Guerche (R1), il est un côté atypique à ce poste spécifique, un profil à la Joël Bats, qui avec une taille identique d'1,77 m au gardien plonéouriste, avait atteint la (haute) stature internationale. " Sur un niveau N3/R1, mon profil passe. Je sors de deux saisons en R1 à La Guerche. N3, il faut du travail derrière, il y'a encore une marge de progression pour pouvoir passer ce cap. Pour ma taille, ça reste largement atteignable. Après au-dessus, ça commence à être compliqué. C'est essentiellement un travail différent à faire dans le domaine aérien. Rechercher le timing et une explosivité supérieure sur la poussée. Il faut que je compense sur l'explositivté, le travail au sol et le jeu au pied qui sont aussi des paramètres importants". Revenu dans le Sud-Finistère, à cette intersaison, il ne regrette pas son choix d'être arrivé à la Stella Maris Douarnenez. " J'ai été très bien intégré par les joueurs et le staff. En championnat, tout roule en ce moment. Et il y'a Serge ( Gourmelen), notre entraîneur de gardien. Tous les ans, il dit qu'il arrête, mais en septembre, il est là (rires). Ca fait vraiment plaisir d'avoir quelqu'un qui t'échauffe avant un match. Des joueurs qui échauffent un gardien, ce n'est pas du tout pareil. Certains joueurs pensent que c'est facile d'échauffer un gardien. Ce n'est pas commun à tous les clubs. La Stella a beaucoup de chance de compter sur une personne comme lui, il est là tous les week-ends, sur tous les matchs. Même en R1, c'est extrêmement rare", se réjouit Pierre Larnicol.

Légende: En une demie-saison, PIerre Larnicol a mis tout le monde d'accord à la Stella Maris Douarnenez sur sa qualité au poste de gardien de but.

Attaquant au départ à l'école Plonéour FC, où sa mère et son père, Delphine et Christophe ont été éducateurs et dirigeants, arrivé par défaut au poste de but, contre l'avis de son entraîneur au PFC ( " Je ne voyais pas courir sur un grand terrain"), Pierre Larnicol, 22 ans, s'est fondu avec facilité dans le groupe douarniste.

La Stella y a gagné un gardien qui rassure toute une équipe, extrêmement rapide au sol, explosif sur sa ligne et capable d'arrêts réflexes étonnants. Pour avoir des ambitions dans un championnat, une équipe, quelque soit le niveau, doit automatiquement compter sur un bon gardien. Douarnenez l'a trouvé, un peu par hasard au départ, avec un Pierre Larnicol qui est revenu dans le secteur, sur la deuxième moitié du mercato estival.

" J'aime beaucoup la sollitude du poste de gardien du but. Il faut se blinder mentalement, passer outre une erreur, pour se concentrer sur sa prochaine intervention. C'est un poste à responsabilité, mais c'est très plaisant. Tu n'es pas celui qui va célébrer, qui va marquer des buts. Tu as le rôle inversé. On est plus là pour faire un travail de l'ombre derrière", assure-il.

En gagnant six de leur sept matchs en championnat, la Stella Maris Douarnenez est sur une trajectoire ascenscionnelle en R2, poule F, seulement perturbé par leur non-match à Pont l'Abbé (3-1). Leader avant d'aborder le mois de Mars, toujours clé, les Douarnenistes partent à Scaër, ce dimanche, en voulant continuer sur cette même ligne de direction. Conscient que ce match à Plabennec en 16ème finale de la coupe de Bretagne leur a apporté beaucoup de confiance et fait pointer sur des éléments à encore travailler.

" Jouer une équipe comme Plabennec, ça fait plaisir de voir une intensité comme ça dans les matchs. Il n'y a pas de temps morts, ça joue. Pour une équipe comme la nôtre, qui affiche des ambitions, ce type de match est aussi pour se montrer, pour nous montrer que nous en sommes capables. De voir ce qu'on vaut, qu'on se jauge directement sur des équipes de R1. C'est bien beau d'avoir des ambitions, mais concrètrement, ce match à Plabennec, on peut se jauger aussi si nous sommes dans le vrai ou pas. On a affronté une très bonne équipe, mais toutes les équipes en R1 sont aussi de ce même jugement."

Retrouvant des équipes jeunes en ligue ( la priorité du club), fêtant aussi l'arrivée d'un premier terrain synthétique dans la ville, à Penity, à l'entrée de l'Automne dernier, la Stella Maris est montée en puissance dans l'hiver alors que sur les autres saisons, c'est justement sur ce moment où l'équipe marquait son irrégularité. L'arrivée d'un terrain synthétique n'est forcément pas étranger à cette embellie hivernale. Elle n'agit pas en coïncidence.

" Ca donne envie, mais sur la durée en R1, on serait en difficulté. On a montré un gros caractère, tactiquement, aussi, on a mesuré nos progrès, parce que nous n'avons pas eu beacoup le ballon face à Plabennec. On a déjà encore beaucoup de travail pour arriver au bout de la saison. On monte crescendo. Nous sommes une équipe très jeune, ça a été notre refuge sur des matchs nuls évitables en début de saison, maintenant, il ne faut pas se cacher encore sur cette excuse. On est meilleur dans la gestion, on ne prend plus beaucoup de but également. Il y'a des jeunes joueurs dans notre effectif mais ils ont commencé pour certains en senior quand ils avaient 16/17 ans. C'est à nous de prendre nos responsabilités, on affronte aussi des équipes qui sont très jeunes aussi."

En tête en R2, bataillant en R3 pour son maintien avec le retour à sa tête de Tanguy Bariou, et payant un manque d'expérience encore sur l'équipe C, promue en D1, la Stella Maris Douarnenez ne s'est pas arrêté sur ces deux mois perturbateurs. Agissant presque comme une nouvelle saison qui commence ce dimanche, la Stella Maris Douarnenez espère avoir un vent porteur sur sa phase retour dans son groupe senior.

" On bosse bien à l'entraînement. A Pont l'Abbé, nous étions passés à travers, mais ça fait du bien dès fois de perdre. Ca permet de se poser les bonnes questions. On a abordé ce match comme une finale. On a fait cette erreur. On aura la manche retour chez nous. A choisir, je préferais jouer là-bas le premier match. Le synthétique, c'est important pour garder le rythme sur nos trois équipes seniors. Il n'y a pas que la A qui en bénéficie. Des joueurs de la B s'entraînent avec nous et apportent aussi leurs qualités. En équipe C, les jeunes, ils ont du ballon, il y'a juste ce côté physique typée à la D1 qui leur manque. Tout le groupe senior est en train de bien bosser techniquement, en prenant du plaisir ce qui est la base de notre sport", conclut Pierre Larnicol.

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