Le 21/11/2020

Plus de 23.000 spectateurs, tout le Bro Leon débarque à Penvillers

Durant la soirée du samedi 10 février 1979, la butte de Penvillers était envahie pour des milliers de supporters. L'affiche du 32° de finale de la Coupe de France proposait une rencontre entre l'Étoile Sportive du Kreisker à la mythique équipe des verts de l'AS Saint Etienne. Avant le coup d'envoi, c'était plus de 23.000 spectateurs qui se pressaient dans un stade de Penvillers construit pour en accueillir normalement 7 000. Avec des tribunes archi pleines, les spectateurs se regroupaient sur quatre rangées autour de la main courante. Les plus téméraires se réfugiaient sur les pylones du stade. C'était du jamais vu à Quimper.

Ce soir là, les supporters Léonards espèraient un nouvel exploit des joueurs de Nigel Page-Jones. Au tour précédent, ils avaient réussi à éliminer le Stade Rennais, qui évoluait à l'époque en deuxième division. Iniatialement prévu à Rennes car à l'époque, la première équipe tirée recevait.

Antoine Polard, le patron du Leclerc de Saint-Pol-de-Léon avait suggéré au président Rennais de venir à Saint-Pol. Le 23 décembre 1978, devant 4.200 supporters chauffés à blanc, qui s'étaient pressés dans l'ancien stade de Kernevez, les équipiers de Laurent Pokou s'étaient déplacés trop confiants. Il est vrai que les Rennais restaient sur une large qualification au tour précédent avec 9 buts marqués face à Blois.

Porté par son public, le onze Léonard était déchaîné comme jamais, sur le terrain, à l'image de Joël Madec en feu, qui marquait par deux fois. Ensuite, Donald Hatfield en transformant un penalty, donnait un avantage de trois buts aux joueurs locaux. Le chaudron de Kernevez était en ébullition lorsque les Rennais commencaient à s'énerver à l'image de Laurent Pokou, la star ivoirienne du Stade Rennais, qui s'était fait expulser en fin de rencontre.

Finalement les Rennais réduisaient le score à trois minutes de la fin et s'inclinaient 3 buts à 1. Coaché par l'anglais Nigel Page-Jones, l'emblématique entraîneur- joueur du Stade Léonard Kreisker, les Saint-Politains avaient réussi à réunir la rigueur britannique avec le fighting spirit léonard. 

Les deix capitaines Oswaldo Piazza (ASSE) et Pierre Begot (SLK). Crédit photo DR   

A Penvillers, dans ce match des 32° de finale de la coupe de France, les Verts prouvaient rapidement qu'ils venaient d'une autre planète. Dans le premier quart d'heure, la meilleure équipe de France asphyxiait les Léonards avec un Lyonnais, Bernard Lacombe, auteur de trois buts en cinq minutes, qui pliait la rencontre et enlevait tout suspens. Dans les dix dernières minutes, les Stéphanois ajoutaient deux nouveaux buts par Pierre Repellini et Jacques Borel. Il y avait dans le onze de départ des Stéphanois de nombreux joueurs qui avaient joué deux ans et demi plus tôt la finale de la Coupe d'Europe à Glasgow contre le Bayern Munich: Oswaldo Piazza, Christian Lopez, Gérard Janvion, Gérard Farison, Pierre Repellini, Jacques Santini, Dominique Rocheteau... Un grand moment nostalgique que les Léonards et les anciens du Stade Q n'oublieront jamais.

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